Too Fast For Love [1981]

Précurseur de la vague Hard et Heavy US, Mötley Crüe débarque au début des années 80 avec cet excellent premier album qui regorge de tube en puissance : « Live Wire », « Public Enemy #1 » ou « Piece Of Your Action », « Merry-Go-Round »… musicalement on se retrouve avec un Heavy Rock incroyablement et énergique inspiré par les groupes de Rock’N’Roll haut en couleur et fun, un Slade en plus puissant. Je sais pas ce que ça aurait donné si j’avais découvert ce groupe à la sortie de cet album, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que cet Heavy Rock, qui a été par la suite pillé par des dizaines de groupes, était pour l’époque absolument révolutionnaire on retrouve tous les ingrédients du Hard US, des chansons explosives et accrocheuses, franchement c’est le disque exemplaire pour se donner la pêche. Un peu à l’image de son successeur, ce disque contient beaucoup de classiques du groupes qu’on retrouve sur des lives ou des best of dans des versions encore plus efficace mais qu’importe c’est toujours un pur plaisir que de s’enfiler dans les esgourdes cet album qui demeure à ce jour mon préféré de la bande à Nikki Sixx. Un classique du Hard Rock où il n’y a rien à jeter.

Shout At The Devil [1983]

Deuxième gros classique pour Mötley Crüe qui durçit un peu le ton par rapport à l’album précédent, il faut dire que le heavy metal commence à devenir énorme aux Etats-Unis et la scène Californienne n’est pas en reste… Mötley Crüe parvient à prendre la vague et pond un album de Heavy Rock irrésistible : « Shout At The Devil », « Knock’Em Dead Kid », « Look That Kill » ou « Ten To Second To Love » sont les gros missiles nucléaires de l’album, et quand on pense qu’il reste encore la reprise (que je trouve insupportable) des Beatles « Helter Skelter » et « Too Young To Fall In Love », vous avez déjà 6 titres que le groupe plus de 20 après joue encore souvent sur scène… un très bon disque remplit d’hymnes énergiques et accrocheuses, mais qui, paradoxalement, est malheureusement devenu inutile avec la tonne de live et de best of que le groupe a sorti depuis, il ne reste plus qu’une dizaine de minutes inédites à se mettre dans les oreilles et c’est la raison pour laquelle je me l’écoute rarement. Mais bon si on se remet dans le contexte c’est un classique du Heavy Rock qui à sa place dans toute discothèque qui se respecte!

Theatre Of Pain [1985]

Pour certains ce disque représente le début de la fin, c'est clair ce Mötley Crüe n'a plus rien à voir avec le Mötley lourd et mordant des premiers albums. Tous les titres de ce disque sont globalement soft, faux mid-tempo tout au plus, mais l'heure du heavy aux States à sonné, les groupes US commencent à faire dans le look glam provoquant et Mötley suit partfaitement la tendance avec des titres plus festifs et légers, aux accents nettement plus Rock'N'Roll et plus bluesy par moment. D'ailleurs les seuls classiques à sortir de cet album sont la power ballade "Home Sweet Home" et le titre pas très Hard   "Smokin In The Boys Room"... tout un symbole pour ceux qui connaissent le groupe. Enfin malgré cet aspet là j'avoue apprécier ce disque qui contient des titres sympas et qui demeurent malgré tout jouissif avec un bon son et une attitude 80's comme je les aime. Chaleureusement conseiller aux fans de Hard Glam de l'époque, pas forcément à ceux qui aiment le Mötley Crüe lourd et explosif.

Girls, Girls, Girls [1987]

Après un album glam qui ne m’avait pas totalement convaincu…Mötley Crüe prend la bonne direction avec cet album qui retrouve un peu de hargne et surtout qui contient quelques hymnes. L’album début avec « Wild Side » titre bien heavy et provocateur comme sait le faire le Crüe…il enchaîne avec l’hymne « Girls, Girls, Girls », groovy et accrocheur… puis malheureusement c’est un peu du remplissage…de bons titres pour taper du pied, mais pas forcément des moments inoubliables. Bref, un disque globalement bon, qui devient un peu inutile pour peu qu’on ait les meilleurs morceaux sur un best of, mais pour les puristes qui aiment les albums en entier, ce « Girls, Girls, Girls » n’est pas une mauvaise affaire.

New Tattoo [2000]

Après s’être réuni sous le line up originel et sorti un album moderne qui a eu un accueil mitigé, c’est au tour de Tommy Lee de quitter le groupe pour tenter une carrière solo (neo-metal) et c’est Randy Castillo qui le remplace. Bah autant le dire ce disque est pour moi une grosse déception, les 2 précédents albums ne me plaisaient pas car ils officiaient dans des styles qui n’étaient pas les miens. Avec «New Tattoo », le Crüe a clairement voulu renouer avec ses racines 80’s et un son plus classique. C’est le cas mais bonjour les dégâts ! Les compos se traînent dans un mode mid-tempo horriblement mou, sans punch et aucune ne se démarque vraiment du lot. Bref, je m’emmerde pas mal à l’écoute de ce disque qui n’est vraiment que l’image vieillissante du Mötley Crüe 80’s. Les amateurs de Vince Neil y trouveront peut-être leur compte, mais je pense vraiment qu’il faut être fan pour apprécier ce disque qui restera une anecdote, pas vilaine mais complètement dispensable.