Black Sabbath [1970]

La légende Black Sabbath commence à Birmingham en 1970 avec ce premier opus considéré par beaucoup comme le premier disque de l'histoire du heavy metal. Dès les premières secondes ont est dans l’ambiance, orage, bruit de cloche et voilà l’hymne éponyme du groupe qui débute un des meilleurs morceaux composé par le groupe qui représente à lui seule toute la noirceur du Black Sabbath... e^t ce son qu’on avait jamais entendu auparavant et je serais tenté de dire qu’on a plus jamais réentendu depuis tant l’ambiance que dégage ce titre est rare, enfin bref la face A (ou les 4 premiers titres c’est selon) sont absolument grandiose, 4 classiques dans ta face qui valent l'achat de cet album… la face B fait un peu chuter la pression avec des titres moins mémorables, même si le fan pur et dur y trouvera un grand intérêt. Résumons, une note de 5 pour la face A, 3 pour la face B, on divise par 2, ça donne 4 étoiles, ce qui correspond à un très bon album, selon mon barème infaillible, vive le vinyl ;)

Paranoid [1970]

Rhaaa comment ne pas mentionner un monument pareil ? L’ALBUM de Black Sabbath, celui qui a marqué des générations entières, l’album qui a créé le Doom Metal, l’album qui contient « War Pigs », « Paranoid » ou encore « Iron Man » que même Ozzy durant sa carrière solo se devait de jouer sous peine d’être lapidé ! Bref le Chef d’œuvre du groupe qu’il ne refera jamais plus ! L’album de Black Sabbath à posséder ! si ce n’est pas encore fait ...

Master Of Reality [1971]

« Sweet Leaf », « Children Of The Grave », « Into The Void », pfffh qu’est ce que vous voulez dire de plus ? ce disque est le 3ème classique d’affilé de la bande à Tony Iommi. Des riffs qui tuent, un chant malsain, c’est Black Sabbath. Moins d’ambiance que le premier, moins lourd que « Paranoid », ce disque me semble plus riche musicalement parlant… mais bon ça serait bête de vouloir disséquer ce monument, les 3 premiers Ozzy me semblent absolument indispensable pour qui aime la musique heavy, la base du metal tout simplement.

Vol 4 [1972]

Considéré par beaucoup comme le dernier des grands albums intouchables de Black Sabbath, je serais moins enthousiaste car je suis de mauvaise humeur. Je vais voir son côté négatif, pour moi c’est le premier album du groupe a contenir des titres franchement moyen comme « Tomorrow’s Dream » ou la ballade sirupeuse « Changes ». M’enfin à côté de ça des superbes morceaux comme « Juggernaut », « Snowblind » ou le très accrocheur « St Vitus Dance » viennent rendre l’album indispensable. L’album est assez varié, ce qui fait sa force et sa faiblesse car on sent que le groupe se doit de proposer autres choses pour évoluer et que cette évolution n’est pas 100% naturelle, voire presque forcée par moment. Enfin trêve de supposition foireuse, ce disque n’est pas mon préféré car il n'y a pas l'intensité des précédents mais il reste bon et plus qu’agréable à écouter. 

Sabbath Bloody Sabbath [1973]

Avec ce 5ème album, le gang de Birmingham pousse encore plus loin les expérimentations amorcées sur Volume 4, le groupe ne mise plus uniquement sur la noirceur et la lourdeur de ses compos, mais lorgne vers la musique plus progressive : changements de rythme, mélodie et synthétiseurs sont au menus…du Black Sabbath des débuts, il reste ce son unique de guitare et un chant de damné qui a fait de Black Sabbath un groupe unique. Pour moi « Sabbath Bloody Sabbath » fait partie des disques intouchables du groupe, c’est sans doute celui que je m’écoute le plus de la période Ozzy, les titres sont accrocheurs et variés, sans grands points faibles si ce n’est peut-être les claviers pompeux de « Who Are You » et la fin un peu agaçantes de « Looking For Today ». Un must du Hard Rock 70’s même si le style de Black Sabbath est moins metal que les 3 premiers albums.

Sabotage [1975]

Si j’étais mauvaise langue j’aurais dit que ce Sabotage porte bien son nom vu la pochette et le fait que le groupe commence à perdre de son côté suprême. Mais bon, soyons honnête, ce disque demeure fort bon et reste pour moi le dernier disque indispensable du Black Sabbath période Ozzy Osbourne. Ce qui sauve ce disque c’est la présence de titres excellentissimes comme « Hole In The Sky », titre lourd et inquiétant qui aurait pu se retrouver sur le premier album, ou « Symptoms Of The Universe » un titre bien riffu et inspiré. Le reste n’est pas mauvais, mais le groupe s’essaie à un style plus expérimental et mou du genou, presque Rock progressif par moment. Rien de mauvais, juste un album qui manque un peu de souffle et d’énergie sur la durée. Du bonheur pour les die-hard mais certainement pas l’album incontournable du Sab.

Never Say Die [1978]

Les deux derniers albums de la période d’Ozzy ne font incontestablement pas partie des classiques de la discographie de Black Sabbath. Faut dire qu’à cette époque, le Punk, puis une nouvelle vague de jeune loup métallique commence à pointer leur bout de leur nez et Black Sabbath s’orientant vers un son plus Rock/Pop et des compos plus progressives perd de son aura auprès des jeunes metalleux. Ce manque de ligne directrice solide et la baisse de popularité du groupe provoque des tentions internes qui ne favorise pas le travail de groupe. Ainsi, on ressort de ces albums une impression de fourre-tout, pas foncièrement désagréable, mais dont on a de la peine à saisir le sens et l’intérêt. Ce « Never Say Die » contient donc ses titres heavy comme le titre éponyme qui est fort bon,  mais également des titres qui ne collent absolument pas à l’essence du groupe même si le côté psyché de certains morceaux ont inspirés nombre de groupe 20 ans. Bref, ce dernier album avec Ozzy au chant n’est pas une grande réussite, ni une priorité. Il s’adresse aux fans absolus du groupe et ceux qui apprécient le Rock 70’s au sens large.

Heaven And Hell [1980]

En 1980, une nouvelle ère débute pour Black Sabbath, Ozzy est remplacé par Ronnie James Dio (ex-Rainbow, Elf), le chanteur à la voix d’or. Ce changement va être bénéfique pour le groupe après 2, 3 albums plutôt anecdotique, le groupe se redécouvre de nouvelles ambitions et faut dire que la voix chaude et profonde permet à Black Sabbath d’explorer des sentiers plus épique et mélodique. J’aime beaucoup ce disque, il contient une poignée de classique et des titres moins connus vraiment très bon, mais je dois avouer lui préférer son successeur où Dio se lâche plus que sur ce disque où il me semble souvent en retenue. J’avoue ne pas m’écouter ce disque très souvent, car j’ai l’impression que des titres comme « Neon Knights », « Children Of The Sea » ou « Heaven And Hell » sont tellement améliorés dans leurs versions live que ces versions studios originales semblent un peu fades en comparaison. Un excellent disque malgré tout auquel il manque un petit truc pour en faire un classique imparable.

Mob Rules [1981]

Ce deuxième album avec Ronnie James Dio au chant est à nouveau une réussite. Le disque commence sur l'endiablé "Turn Up The Night", le mystique et heavy "Voodoo" et sur la perle des perles Doom Metal: "The Sign Of The Southern Cross" où Dio y est purement magique sur plus de 7 minutes! Si ce disque est vraiment excellent, étrangement l'histoire ne retiendra pas énormément de titre excepté peut-être "Mob Rules" lui-même que Ronnie continue à chanter avec son groupe, titre qui à mon goût est loin d'être le meilleur du disque, ok je le dis: c'est celui que j'aime le moins :o) (mais tout est relatif n'oubliez pas). Etrange, car des titres comme "Country Girl" ou "Falling Of The Edge Of The World" sont réellement des grands moments musicaux, sans compté sur le magnifique à frissonner "Over And Over" qui a des sonorités que pas mal de groupes de Doom 80's (Candlemass notemment) auront par la suite. Excellent!

Live Evil [1982]

Ben voilà un vrai bon live de Black Sabbath, qui plus est avec Ronnie James Dio au chant. Attention il existe plusieurs versions de ce live, dont une sans "War Pigs"...en fait la seule version vraiment complète est l'américaine sorti chez Warner en double album. L'européenne a été réedité en 1996 en simple avec tout les titres, mais le temps entre les chansons à été sérieusement réduit, ce qui met plus de rythme aux titres mais perd en charme. Ceci-dit ce disque est vraiment excellent, il permet d'écouter des vieux titres de Black Sabbath avec un des tous grands chanteur de tous les temps: Dio. Les versions de "NIB", Black Sabbath" ou autre "War Pigs" valent à elle seule l'achat de ce disque, en plus si on rajoute les classiques que sont "Heaven and Hell", "Children Of The Sea" ou autre "The Mob Rules" on a droit à un excellent live...pas un classique car il n'est pas sans reproche notamment le public que l'on a de la peine à entendre (indispensable pour un live quand même) et le manque de speech entre les titres. Sinon c'est du tout grand art. du Black Sabbath quoi.

Born Again [1983]

Dio quitte Black Sabbath pendant le mixage de “Live Evil” et à la surprise générale c’est Ian Gillian (Deep Purple) qui le remplace. Quand on connaît le côté un peu hippie et décalé du personnage on ne peut qu’être surpris de cette association un brin contre nature. Il s’agit d’un des Black Sabbath que j’aime le moins, pas forcément à cause de ce chanteur même si ça voit manque à mon avis un peu de puissance par rapport à la lourdeur de la musique. Non le problème de ce disque c’est surtout les compos qui m’accrochent pas du tout, aucune compos ne peut rivaliser avec celles des albums précédents et le plus décevant est l’emballage pourri, déjà la pochette de très mauvais goût mais surtout la production qui manque de puissance et le son trop aigu des guitares. Enfin, bref ce disque est sûrement intéressant pour les historiens du metal, mais je ne peux m’empêcher de penser que ce disque sans le logo « Black Sabbath » dessus et son line-up inédit n’aurait vraiment aucun intérêt.

The Eternal Idol [1987]

Black Sabbath est un des groupes qui a le plus changé au cours de sa discographie, malgré tout je l’adore dans sa totalité. L’ère Tony Martin [1987-1991 puis 1994-1996] est à mon avis la plus mésestimé, certes l’histoire n’a pas retenu de grande hymne de cette période, mais elle est loin d’être inintéressante, au contraire. Ce disque en est un des meilleurs témoin : compos mélodiques, épiques et soignées, tout est raffinement. On est bien sûr loin des riffs de pachyderme des 70’s…la guitare plus classieuse de Tony Iommi, nous offre des guitares au soli aéré et harmonieux. Tony Martin a une voix absolument superbe, elle aussi trop méconnue du grand publique, elle me rappelle tantôt Ronnie James Dio, tantôt Jeff Scott Soto un mélange des deux en somme. Ce disque, par certain côté me rappelle le Whitesnake de « 1987 », un son qu’on qualifiera de plus commerciale saupoudré de claviers, éloignée des origines du groupe mais un résultat final que l’on ne peut qu’apprécier. Je ne saurais que conseiller ce disque aux amateurs de heavy mélodique 80’s et de belle voix. Pour moi un des meilleur disque du Sabbath.

Headless Cross [1989]

J’adore ce disque ! c’est même avec Tyr un de mes disques favoris de Black Sabbath ! je ne lui mettrais pas la note maximale parce que je pense qu’il faut avoir une passion pour le Hard Rock, les mélodies et les belles voix pour pleinement apprécier ce disque à sa juste valeur. Mais si vous appréciez ces ingrédients et bien ce « Headless Cross » c’est du bonheur en barre. Les titres sont très accrocheurs, renforcés par des claviers qui donnent aux compos un côté limite commercial jamais atteint dans Black Sabbath, c’est simple ce disque n’a plus rien à voir avec la période Ozzy mais y a toujours ce je ne sais quoi de noirceur et les riffs assassins de Iommi qui font que l’esprit n’a pas complètement disparu. Un très bel album que je m’écoute très régulièrement.

Tyr [1990]

Ceux qui ont ne jurent que par la période Ozzy seront peut-être outré pas mes propos mais je considère ce disque comme un des meilleurs du Sabbath, un chef d’œuvre même. Certes ici ce n’est pas les riffs lourds qui priment mais plus le côté épique et mélodique du groupe. Secondé par le très bon Tony Martin au chant et le génial Cozy Powell à la batterie, Tony Iommi pond de très bonne compos renforcés comme jamais par des claviers qui accentuent l’atmosphère grandiose de ce disque. J’ose même pas imaginer le résultat si Ronnie James Dio avait chanté sur une musique aussi somptueuse, ça aurait été le disque des années 90’s…Grandiose !

Dehumanizer [1992]

Malgré l'excellent "Tyr", le groupe est en pleine débandade commercialement parlant... tout comme la carrière solo de Dio d'ailleurs. C'est donc logiquement que les 2 partis se réunissent pour nous sortir un nouvel album d'une des périodes les plus intéressantes du groupes (faut dire que de son côté Ozzy cartonne avec "No More Tears"). Le résultat est très honnête... même bon. Un album qui se veut plus lourd que les précédent mais pas aussi magique que le premier passage de Dio dans Black Sabbath. Ce qui choc c'est la prod un peu ratée, notamment la batterie qui est spécialement mal enregistrée. Mais bon, ce disque contient malgré tout d'excellents morceaux et la présence de Dio justifie a elle seule l'achat de ce disque. Un album que tous fan se devrait de posséder mais c'est pas la priorité dans la discographie de Black Sabbath.

Cross Purposes [1994]

La reformation de la reformation du Black Sabbath avec Dio au chant, n’aura duré que quelques mois…ce dernier quittant le groupe en pleine tournée, c’est Tony Martin qui reprend le micro. Le style a évolué comparé a ce qu’il avait fait sur ses 3 albums avec Black Sabbath, moins mélodique, plus lourds, même si 2 ou 3 titres viendront me démentir comme par exemple le grandiose « Cross Of Thorns » un des meilleurs titres épiques de Black Sabbath ou la ballade « Dying For Love ». Mais malheureusement, le reste de l’album n’est pas à la hauteur…les titres sans intérêts sont nombreux et la magie ne prend pas sur la durée de l’album. J’ai beau aimer Black Sabbath et Tony Martin, je pense que ce disque vaille l’investissement que si on aime ce groupe et surtout son chanteur, personnellement il m’arrive d’y revenir de temps à autres mais c’est le genre de disque que je ne peux m’écouter en entier…

Forbidden [1995]

Dernier album studio en date pour Black Sabbath…et ils auraient presque pu s’abstenir de le sortir. En effet je n’en retiens pas grand-chose, encore moins que l’album précédent qui n’étaient déjà pas une réussite. Le groupe a essayé de rajeunir son style en embauchant Ernie C (Body Count) pour le son, on notera même la présence d’Ice-T en guest sur « Illusion Of Power », mais de mon côté ça ne fait que prendre un coup de vieux à la musique du groupe qui n’a plus le feu sacré. Les mélodies, les riffs, les compos sont poussives…, seule la voix de Tony Martin met un peu de baume au cœur. Quelques titres en deuxième moitié d’album viennent faire illusion comme « I Won’t Cry For You » et « Sick And Tired », 2 titres plein de feeling qui rappelle un peu l’esprit du projet solo de Iommi avec Glenn Hugues qu’il enregistra une année plus tard. « Forbidden » aussi est sympa…bref tout n’est pas à jeter, mais « Forbidden » est clairement un album sans grandes ambitions. On est très très loin des standards qu’on est en droit d’attendre d’un groupe comme Black Sabbath et ce, même si on apprécie la discographie du groupe dans son intégralité.

The Dio Years [2007]

Bon d’accord, je chronique pas les compil’s mais vu que la discographie de Black Sabbath est bloquée en vrai nouveauté depuis plus de 10 ans, quand une compilation fait apparaître 3 inédits d’un coup, je suis preneur. Comme son nom l’indique, cette compilation se concentre sur les 3 albums enregistrés avec Dio au chant, plutôt que d’acheter un best of au prix fort je conseillerais donc plutôt de prendre directement les 3 albums qui se trouvent à bon prix. M’enfin, ici y a quand même 3 nouvelles compos qui viennent faire la différence, ses titres sont dans une veine très heavy, presque doom, dans la veine de ce que le groupe avait proposé sur « Dehumanizer » ou dans la continuité de ce que Dio propose en solo. Pas forcément inoubliable, ces morceaux sont tout de même efficaces et s’intègrent parfaitement dans cette compil’ de classique, de plus il est toujours bon d’entendre un Dio accompagné d’un guitariste légendaire comme Tony Iommi qui a un feeling inégalable. Bref, une compil’ absolument ultime à écouter, mais dont l’intérêt pour les fans ne proviennent que des 3 nouveaux morceaux, pour ceux qui ne connaissent pas cette période de Black Sab, les albums sont de toute façon indispensable.