Dirty Deeds Done Dirt Cheap [1976]

En 1976 signe son premier contrat international avec Atlantic et sort également ce deuxième album qui existes sous 2 pressages différents. Bon ce n'est pas encore le grand AC/DC, ce disque n'est pas aussi imparable que ses successeurs même si le style se met en place et que ce disque contient déjà un paquet de future classique comme le titre éponyme mais aussi « Problem Child » ou « Rocker ». Du pure Rock'N'Roll aux riffs sympas, mais qui contient quelques morceaux plus quelconques, c'est le genre de disque pour fans du groupe, un poil trop basique pour les autres. Notons en plus qu’on retrouve les titres les plus efficaces sur divers albums lives dans des versions encore plus efficaces ce qui diminue encore l’intérêt de ce disque.

Let There Be Rock [1977]

La carrière internationale d’AC/DC prend son envol avec cet album qui peut être considéré comme le premier album de hits des Australiens : « Whola Lotta Rosie », « Problem Child », « Dog Eat Dog », « Hell Ain’t A Bad Place To Be », « Let There Be Rock », « Bad Boy Boogie »….bref pas besoin d’en dire plus, ce disque est un best of à lui tout seul, ça groove, ça balance à la perfection, toute l’âme d’AC/DC est contenue dans cet album qui est la première merveille du groupe. Un classique indispensable à tout les amateurs de Hard Rock et assurément dans mon top 3 du groupe.

Powerage [1978]

En plein ascension vers la gloire et après 3 brillants premiers disques, AC/DC sort ce « Powerage » qui n'aura pas le même impact que ces prédecesseurs et ces successeurs, ce disque contient certainement le matériel le plus bluesy enregistré par le gang australien. Par Bluesy entendons-nous: ça reste très Rock’N’Roll mais les titres sont plus mid-tempo, peut-être celui où Bon Scott prend toute sa dimension et où ils s’avèrent être LE chanteur d’AC/DC, c’est peut-être d’ailleurs pour ses raisons que ce disque reste le moins joué sur scène par AC/DC qui mise à part « Riff Raff » et surtout le fabuleux « Sin City » contient des titres relativement peu connus. C’est aussi le premier album de l’ère Bon Scott que je me suis enfilé et c’est pour ça que j’ai une tendresse particulière pour cet album qui reste en tout objectivité un très bon disque d’AC/DC et le fait que les titres ne soient pas joués et rejoués à longueur de tournée font que c’est un disque dans lequel on se replonge avec un plaisir non feint.

Highway To Hell [1978]
Ce disque est un classique du Hard Rock, rien à dire d'autre si ce n'est que les morceaux de cet album sont tellement connus qu'au final j'avoue ne pas forcément le ressortir très souvent, préférent largement me faire plaisir en ressortant ses prédecesseurs. Il n'en demeure pas moins qu'avec ce disque AC/DC est devenu une immense référence de l'histoire du Rock et que le décès de Bon Scott quelques mois après sa sortie n'en a fait qu'un album encore plus mythiques. A posséder!

Back In Black [1980]

1980, année noire pour les australiens. Bon Scott s’endort pour toujours dans son vomi alors que la popularité du groupe montait en flèche. Mais AC/DC dégotte un nouveau hurleur en la personne de Brian Johnson à la voix plus puissante et agressive donnant du coup à AC/DC un nouveau son presque metal. Le succès est au rendez-vous, les ventes atteignent des records qui ne seront jamais plus approché par le groupe. Artistiquement, le disque est une sacrée réussite également, LE disque parfait ; production percutante, compos variées et ultra efficace : la majorité des titres deviendront des classiques (« Back In Black », « Hells Bells », « Shoot To Thrill », « You Shook Me All Night Long ») et les titres moins connus restent purement excellent comme le « Let Me Put My Love Into You » qui reste mon morceau d’AC/DC favori. Enfin bref, s’il ne fallait qu’un disque d’AC/DC (période Brian Johnson) ça ne peut-être que celui-ci. Du Rock’N’Roll puissant et foncièrement Hard.

For Those About To Rock [1981]

Après la sortie d’un chef d’oeuvre comme “Back In Black”, il était acquis que le groupe ne pourrait pas faire autant bien. Pourtant l’album commence avec un titre éponyme irrésistible, mais malheureusement le soufflé retombe rapidement. Honnêtement, je ne saurais jamais si ce disque souffre de la comparaison avec les disques précédents ou si c’est vraiment un album très moyen. Mais j’écoute rarement ce disque, pour moi c’est du AC/DC standard, gros riffs qui font taper du pied et qui se laisse écouter mais niveau compos on atteint jamais des sommets. En fait ce disque me fait penser à tous ces groupes inspirés par AC/DC qui écument les bars régionaux, ça fait toujours plaisir à écouter mais on oublie le groupe dès le lendemain. A réserver aux vrais fans de Hard Rock’N’Roll…

Flick Of The Switch [1983]

Souvent considéré comme le moins bon album d’AC/DC par nombres de critiques en herbe, je dois avouer pas trop comprendre pourquoi ce disque est autant détesté. Clair que ce n’est pas le meilleur et qu’il ne contient aucun classique, mais ça reste un album d’AC/DC très valable. A titre personnel, je le préfère à nombre d’album du groupe sorti dans les années 80, certains titres sont mêmes très bien foutus et auraient pu être des classiques si ils avaient mieux été défend sur scène, par exemple le titre éponyme et « Nervous Shakedown » et leurs riffs peu habituels pour du AC/DC. Enfin bref, même si je ne traverserais pas le lac de Neuchâtel à la nage pour défendre ce disque, j’ai quand même envie de lui rendre justice et qui aime AC/DC aimera ce disque.

Fly On The Wall [1985]

Après avoir explosé les charts au début des 80’s, AC/DC a perdu en popularité en quelques années, il faut dire qu’entre temps, le Heavy Metal est devenu plus populaire rendant le style d’AC/DC un brin désuet… mais il faut aussi avouer que cette chute d’audimat et certainement du également à la baisse de qualité des albums du groupe qui ne contiennent plus leurs lots de classiques… « Fly On The Wall » est un bel exemple, ni bon, ni mauvais, il est juste sans grand intérêt quand on possède les 8 premiers albums du groupe car aucun titres ne sort réellement du lot, du Hard’N’Roll typique du groupe mais sans l’étincelle magique qui fait la différence. J’aime bien ce disque c’est le genre d’album qu’on écoute de temps à autres avec plaisir quand on en a marre des classiques du groupe.

Blow Up Your Video [1988]

Après quelques albums mitigés serait-ce enfin la renaissance d’AC/DC? pas vraiment. Pourtant l'album commence bien avec un « Heatseeker » bien nerveux et un « That’s The Way I Wanna Rock’N’Roll » taillé pour la scène. Le reste des titres font pâle figure comparé à la discographie des débuts d’AC/DC, un disque pas déplaisant mais pas assez inspiré pour qu’il décroche sa troisième étoile. En fait pour être honnête, j'ai entendu des groupes tributes enregistrer des titres d'autant bonne qualité que ceux présents sur ce disque, m'enfin là c'est les vrai AC/DC et c'est ce qui compte.

The Razors Edge [1990]

Pas évident de commenter ce disque, puisque ça a été mon tout premier disque acheté (en K7 en plus). Le choc a été le clip « Thunderstruck » qui passait en boucle dans les émissions musicales de l’époque.... quel puissance et quel claque ce titre ! et des années plus tard il reste imparable ! Je me souviens aussi que j’ai écouté ce disque en boucle pendant des années et j’adorais tout ! A l’époque je n’avais aucun recul sur la discographie d’AC/DC et les disques que je découvrais me semblait nettement moins percutant, chose logique car il s’agit sans doute aucun de l’album le plus metal et sur lequel les influences blues  du groupe sont les moins évidentes. Niveau compos, je trouve qu’il y a en a un paquet d’excellentes mais là je dois avouer que je ne sais pas si c’est le jeune fan qui parle ou le fan de metal expérimenté ;) en tous cas des titres comme « Fire Your Guns », « The Razors Edge », « Are You Ready » ou « Got You By The Balls » me font toujours autant frissonner. Même si il contient quelques titres de remplissage sur la fin de chaque face (et oui à l’époque les albums étaient répartis sur 2 faces et ça changeait pas mal de choses). Enfin bref, je pense vraiment que ce disque a été décisif pour faire du groupe ce qu’il est aujourd’hui et je pense aussi qu’il s’agit d’un des tous meilleurs albums du groupe et le deuxième meilleure avec Brian Johnson au chant, Back In Black restant la référence.

Live [1992]

Après une tournée « Razors Edge » fracassante qui a vu un AC/DC retrouver une seconde jeunesse et un nouveau public. Le groupe décide d’immortaliser leur concert à Donington. Bien leur en a pris, car il s’agit d’un des meilleurs albums qu’il m’ait été donner d’entendre… bon déjà il faut préciser que ce disque est sorti en simple et double album, je parlerais de version double CD qui contient 23 titres pour plus de 2h d’AC/DC. Ce qui se frappe sur ce disque c’est la puissance parfaitement captée, certains titres prennent même une dimension nouvelle. En plus d’améliorer certains titres studios, ce disque a encore la fonction de compiler les meilleurs titres de la période Brian Johnson sur un album et franchement c’est un pur plaisir que de s’entendre cette série de titre qui n’ont pas à rougir de la comparaison avec les titres 70’s du groupe. D’ailleurs, l’ère Bon Scott n’est pas mise de côté et les versions surpuissantes interprétées par Brian Johnson valent le coup d’oreille. Enfin, je pourrais encore écrire des lignes et des lignes sur ce monument pour pas grand-chose, mais bon pour moi c’est un des disques les plus importants que j’ai pu acheter qui a accompagné mes vertes années dans le monde du Hard et que j’écoute avec un plaisir énorme des années après. Si il ne restait qu’un disque d’AC/DC, je garderais celui là.

Ballbreaker [1995]

Après une des plus grande tournée de sa carrière, AC/DC revient 5 après son précédent effort studio avec ce Ballbreaker qui reste dans la même veine que le précédent, un gros Hard Rock qui fait tapé du pied aux riffs groovy et rock’n’roll. Je trouve ce disque un poil en dessous de « The Razors Edge » car moins varié et il n’y a pas de titres vraiment de la trempe d’un « Thunderstruck » même si des « Hard As A Rock », « The Furor » ou « Hail Ceasar » sont des petites merveilles largement supérieur à la plupart des albums enregistrés dans les 80’s par le groupe, il a peut-être le défaut de sortir juste après un live qui mettait en avant toute les hymnes du groupe, il n’en demeure pas moins que ce « Ballbreaker » mérite sa place dans les discothèques d’un bon hardos.

Stiff Upper Lip [2000]

Ca y est le AC/DC nouveau est arrivé et inutile de vouloir faire semblant d’être surpris, AC/DC c’est AC/DC : une machine à tuer. Ce nouvel album est donc un bon disque, on y sent le retour au titre plus bluesy et mid-tempo qui semblait déjà mis en avant sur le précédent. C’est d’ailleurs presque à un retour aux années 70 que nous offre AC/DC, alliée bien sûr à la puissance qu’ils ont réussi à gagner ces 20 dernières années. Alors album parfait ? oui et non, il contient des bons titres qui balançent bien, mais à mon avis il contient moins de véritable classique que « Ballbreaker »…en même temps tous les titres donnent envie de taper du pied et sont sujets à moultes plaisirs qu’aucun tribute band n’arrivera de toute manière à égaler. AC/DC reste le leader incontesté du Hard Rock et ce disque sans surprise ravira les fans qui n’en pouvaient plus d’attendre. 

Black Ice [2008]
Je pourrais résumé ce disque en disant qu'il s'agit de Stiff Upper Lip en moins bien. Même feeling rock'n'roll burné, titres efficace et qui fait taper du pied... malheureusement le songwriting n'est pas vraiment au rendez-vous, aucun morceau ne parvient vraiment à faire décoller l'ensemble. Autre petit problème à mes oreilles, ce disque est fort long, il aurait certainement gagné en efficacité en retirant les 4 ou 5 morceaux les moins marquants mais c'est vrai qu'après 8 ans de silence studio celà aurait peut-être mal été perçu. En résumé, un disque honnête qui permet au groupe d'exister et de faire des tournées mondiales à succès. Artistiquement, c'est certainement pas le disque le plus intéressant, AC/DC aura inventé un style musical qu'il use et abuse et de toute manière on ne demande rien d'autre à ce groupe. Certainement le  disque le moins inspiré du groupe depuis 20 ans.
Rock Or Bust [2014]
La sortie d'un album d'AC/DC est toujours un plaisir même si on sent le groupe en fin de carrière depuis plus d'une décennie. Premier choc, Malcom Young guitariste et fondateur du groupe a quitté le navire pour des raisons médicales (décédé depuis en 2017), ses riffs rythmiques  étaient pour beaucoup dans  la patte du groupe, c'est donc une nouvelle page qui se tourne. Les fans peuvent être rassurés, la page ne sera pas bien différente de ce que le groupe nous a offert avec les disques précédents, le Hard Rock'n'Roll étant immuable. Reste que ce Rock Or Bust, même s'il est très sympathique, ne contient pas vraiment la hargne et les hits que le groupe nous a toujours offert par le passé. L'album lorgne toujours plus vers un rock'n'roll pépère et sans prétantion. 3 ans après sa sortie, je ne retiens pas vraiment de morceaux indispensables, ni d'envie particulière de m'y replonger. Malgré tout ce disque reste un compagnon de voyage qu'il est agréable de recroiser aux contours des lectures aléatoires de mon radio-K7... enfin en Mp3...bref dans la voiture quoi. Bref, un peu à l'image de ses albums du milieu des 80's, AC/DC sort des disques sympathiques mais loin d'être indispensable! J'apprécie en revanche qu'il soit plus court et efficace que son prédecesseur.